Projet sur la santé mentale des jeunes- SDJ

« Leurs excuses « j’ai plein de dossiers », je suis un dossier aussi, je suis là aussi »; Je pense que c’est compliqué quand on est jeune parce qu’on ne sait pas vraiment vers qui se tourner pour avoir un bon suivi et se sentir à l’écoute.; « j’aurais mieux aimé qu’il écoute au lieu d’écrire »; « la psychiatrie est là pour aider à aller mieux, comme on va chez le médecin, quand on est malade pour aller mieux », « la santé mentale c’est une maladie sans être une maladie »; « si on va voir tel professionnel c’est parce qu’on a compris qu’il fallait aller voir les personnes pour discuter, on est pas un extraterrestre parce qu’on va là-bas, on va pas là-bas parce qu’on a envie de perdre une heure de cours ! »; « il y a secret professionnel et quand on dit secret professionnel, ce qui est entre le psychologue et le jeune reste entre le psychologue et le jeune, mais pas le psychologue entre le jeune et les parents. » […] « Elle m’a trahi par rapport à ça et du coup ça n’a rien arrangé avec mon père et ça a nouveau dégradé, tout a pété ».

Ces quelques phrases parmi des centaines pour recontextualiser un projet qui nous tient à cœur.

Ces dernières années, notre Service droit des jeunes Namur-Luxembourg se voit de manière croissante sollicité par des jeunes présentant des troubles de la santé mentale, en errance, qui ont rencontré par le passé nombre de services et d’intervenants vers lesquels ils ne souhaitent plus être orientés.

Pour beaucoup de jeunes, et de familles, la seule évocation du CPMS, d’un Centre de Planning Familial, d’un Service de Santé Mentale, voire d’une consultation chez un psychologue privé, les rebutent. Les jeunes expriment le sentiment d’être « blasés », que rien ne pourra être fait pour eux. Les structures de prises en charge existantes ne semblent pas répondre à leurs attentes.

Pour tenter de comprendre leurs difficultés et les enjeux de la prise en charge thérapeutique, nous sommes allés à la rencontre de 18 jeunes et de 13 professionnels afin de recueillir leur témoignage. Au total, nous avons réalisé 27 heures d’entretien. L’analyse des entretiens a donné lieu à un rapport qui laisse une grande place à la parole des jeunes et des professionnels interviewés. Ce rapport est disponible sur notre site Internet www.sdj.be/sm/. Des exemplaires papier sont également disponibles à la demande (namur@sdj.be ou luxembourg@sdj.be).

Les jeunes ont souhaité contribuer à la création d’outils de sensibilisation. Avec le soutien technique de RTA, nous avons donc coconstruit, avec eux, 4 capsules vidéo sur des thématiques fondamentales à leurs yeux :

Les capsules sont également visibles sur notre site Internet (http://www.sdj.be/sante-mentale/) et nos réseaux sociaux (Facebook et Instagram).

Nous souhaitons remercier vivement les CAAJ/Conseils de prévention de Marche-en-Famenne et d’Arlon ainsi que la Fondation Roi Baudoin pour leur soutien financier et leur volonté manifeste de prioriser -déjà en amont de la pandémie -les actions relatives à la santé et aux droits des jeunes.

L’équipe du Service droit des jeunes Namur-Luxembourg

A propos Laurent Lebutte

Directeur dans l'Aide à la jeunesse depuis 2001, je suis convaincu de l'importance du réseau pour permettre un travail efficace dans notre secteur. C'est ainsi que j'ai accepté la présidence de SyPa en 2013.

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